FIFI MANDIRAC – UN JOB SUR MESURE

fifi_01Fifi Mandirac est graphiste, à la tête de sa propre marque de papeterie colorée et malicieuse. Nous la retrouvons dans son atelier de Saint-Denis, au fond de son jardin, autour d’un thé servi dans des tasses… Fifi Mandirac.

Le sommaire:
De Penninghen à Maryse Eloy
Premiers pas dans la pub
Un mariage… une idée
Une SARL toute seule !
Rencontre avec un éditeur
L’Atelier dans le jardin
S’inspirer au quotidien

Comment vous présenteriez-vous : graphiste, illustratrice, créatrice…?
Je suis graphiste ! Ce sont les études que j’ai faites, c’est ce que je voulais faire sans savoir que ça portait ce nom-là. Je ne me sens pas illustratrice: quand j’ai illustré des livres c’était toujours avec une démarche de graphiste.

Revenons au début de l’histoire… Étiez-vous une enfant créative ?
Je faisais comme ma fille maintenant, je découpais des bouts de papier, je faisais des cartes, des menus, j’inventais des histoires, je décorais ma cabane…

A partir de quel moment le graphisme ou le dessin ont-ils commencé à faire partie de votre parcours ?
C’est venu assez naturellement. J’ai toujours pris des cours de dessin, j’ai choisi un bac avec une option Arts plastiques. Petit à petit c’est devenu évident et, après le bac, j’ai décidé de viser une école d’art.

Où avez-vous étudié ?
J’ai commencé par deux ans à Penninghen, puis je suis entrée à Maryse Eloy.

Comment se sont passées les premières années à Penninghen ?
A Penninghen, j’ai appris la technique, qui est irremplaçable. Mais je me souviens que je dessinais avec de tout petits gestes, le visage collé à la feuille de papier. Je m’appliquais, c’était très laborieux… Ils voulaient qu’on expérimente et qu’on essaie plein de choses mais dès qu’on ratait… on se faisait descendre ! Moi j’étais un peu trop scolaire, pas assez mature pour encaisser ça. Je n’osais pas être créative. Au bout de deux ans j’ai dû partir, il me manquait 0.01 point pour passer dans l’année supérieure. Sur le coup j’étais triste et énervée… En fait c’est la meilleure chose qui me soit arrivée !

Maryse Eloy fut un grand changement ?
Oui, à Maryse Eloy c’était le contraire. Ils nous disaient que si on ratait ce n’était pas grave, que c’était un processus naturel vers la réussite. Ça m’a beaucoup rassurée et je me suis mise à dessiner avec de grands gestes…Les professeurs étaient géniaux, on était en plus petit comité. A Penninghen, ils exposaient les trophées que l’école avait gagné, le directeur passait dans les classes en disant: “Vous êtes l’élite de demain !” Ça me faisait plus peur qu’autre chose.

Avez-vous fait des stages pendant vos études ?
Oui, un ou deux, mais ça n’était pas obligatoire et on travaillait déjà beaucoup pour les cours. A Maryse Eloy les profs étaient des professionnels donc on travaillait tout le temps sur des cas concrets, c’était intéressant.

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Aviez-vous une idée de ce que vous vouliez faire après vos études ?
Pas vraiment, mais j’aimais beaucoup l’identité visuelle, l’image de marque, les logos… le métier de graphiste en fait !

Étiez-vous attirée par la publicité à ce moment-là ?
Pas du tout… Un professeur nous avait demandé ce qu’on voulait faire et moi j’avais répondu: “Tout sauf de la pub !” Sauf qu’au moment de la remise des diplômes un membre du jury m’a proposé du travail… dans la pub ! Comme à l’époque tout le monde cherchait des stages plus ou moins rémunérés et que, tout à coup, on me proposait un CDI, je n’ai pas cherché à comprendre et j’ai dit oui.

Parlez-nous de ces premiers jobs !
Ils ne m’ont pas vraiment plu ! J’ai commencé par travailler pour une filiale de DDB. Je suis arrivée sans savoir me servir d’un ordinateur, même passer des textes en rouge je ne savais pas le faire ! C’était il y a quinze ans et j’avais passé tout mon diplôme à la traditionnelle, avec des photocopies, des letraset, des cartes à gratter. J’ai l’air vieille quand je dis ça ! Bref, au bout d’une semaine c’était une telle catastrophe que j’ai voulu démissionner, persuadée que j’allais me faire virer. Finalement, mon boss m’a dit une chose qui m’a marquée: “Tout va bien, je préfère apprendre à une bonne graphiste à se servir d’un ordinateur, qu’à quelqu’un qui sait se servir d’un ordinateur à devenir bon graphiste !” J’ai donc accepté de rester et en trois mois le problème de l’ordinateur était réglé. J’y suis restée un an, ensuite je suis entrée chez Saatchi mais ça ne m’a pas convenu non plus…

Qu’est-ce qui ne vous plaisait pas dans le travail publicitaire ?
Un peu tout. D’abord, on n’était jamais contents du résultat final parce que notre travail était une accumulation de compromis. Et puis il régnait une sorte de politique qui voulait que plus on restait tard mieux c’était… Or moi j’arrivais à l’heure, je bossais en restant concentrée sans passer mon temps à la machine à café, je n’avais pas envie de rester indéfiniment pour prouver que je travaillais ! En fait, à chaque fois que j’ai signé un CDI, la première chose que j’ai eu envie de faire c’était de partir. J’avais l’impression qu’on décidait de ma vie pour moi.

Arriviez-vous quand même à créer des choses pour vous à côté ?
Je n’avais pas le temps.

C’est en partant de chez Saatchi que vous avez créé votre entreprise de carterie ?
En fait je suis partie de chez Saatchi en me disant que j’allais me lancer à mon compte, sans savoir trop dans quoi… J’ai commencé à faire des missions en freelance, dont une chez Publicis. Au début ça devait durer une semaine mais ils n’ont pas arrêté de reconduire mon contrat et j’ai fini par y passer un an ! Alors que j’avais fait le plus dur, c’est à dire prendre la décision d’arrêter la pub, je me retrouvais à nouveau dans le circuit que j’avais voulu quitter. C’est là que j’ai vraiment arrêté, j’ai jeté mon book de pub à la poubelle ! Je suis partie dans de bonnes conditions de Publicis, ils m’ont fait un CDD rétroactif donc j’ai touché les primes de précarité et le chômage après. J’étais libre de me poser pendant un an.

Quel âge aviez-vous à ce moment-là ?
J’avais 26 ans, j’avais travaillé trois ans.

Depuis, avez-vous parfois envisagé de travailler à nouveau dans la publicité ?
Non ! Je n’ai jamais regretté de m’être lancée, même si financièrement ça n’a rien à voir. Je gagnais mieux ma vie quand j’étais dans la pub mais en même temps j’étais tellement frustrée que je dépensais tout. J’en plaisante en disant que j’ai lancé Isabel Marant à moi toute seule !

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Pendant cette année de “liberté” après Publicis, qu’avez-vous fait ?
Je faisais des missions en freelance de temps en temps, des illustrations, des tableaux, des dessins pour la presse ou la publicité… Ça n’était pas très construit mais je pouvais me le permettre, et j’en avais besoin. Après trois ans de publicité je ne savais plus trop ce que je savais faire, ce que j’aimais faire. Je n’avais pas eu le temps de me poser vraiment la question avant, puisque j’avais été happée après l’école: diplôme en juin, premier jour de travail le 1er juillet.

C’est à ce moment-là que vous avez commencé à créer des cartes, des faire-part ?
Oui. J’ai repris mes activités créatives et j’ai commencé à faire des cartes. J’avais besoin d’aller à l’encontre du processus publicitaire où tellement de personnes interviennent pour valider, re-valider, que ton travail ne sort qu’au bout de six mois et que tu en as déjà marre ! Avec les cartes, j’étais contente de créer quelque chose et de voir le résultat tout de suite. Je faisais mon dessin sur l’ordinateur, je l’imprimais et j’avais ma carte en très peu de temps. A priori j’aurais pu aller vers du tissu ou des meubles, mais j’aimais le côté immédiat du papier, je suis un peu impatiente.

A quel moment vous êtes-vous dit que vous pourriez commercialiser ces cartes ?
Au moment de mon mariage, j’ai remarqué qu’il n’y avait rien de joli pour ces occasions, en papeterie et carterie. Je trouvais ça soit de mauvais goût, soit trop classique. J’ai pensé qu’il y avait peut-être un créneau à occuper. J’ai alors rencontré Anne-Christelle Beauvois, qui venait d’ouvrir la boutique Lilli-Bulle. Elle m’a dit dit qu’elle était prête à vendre mes faire-part et m’a encouragée. Un an après Publicis, je me suis donc lancée.

Comment l’avez-vous rencontrée ?
Par hasard, sur un forum de voyage: je rentrais de New York et elle voulait y aller… Dès les premiers messages on s’est échangé nos mails et on s’est rencontrées. Il se trouve que sa boutique a très bien marché: c’était en 2000 et il n’y avait pas beaucoup de concept-stores pour enfants. Anne-Christelle était très enthousiaste et Lilli-Bulle a servi de showroom pour plein de petits créateurs. Assez vite mon travail a été remarqué et vendu dans d’autres boutiques sympas.

Pensez-vous que débuter un tel projet serait un peu plus difficile aujourd’hui ?
Oui… Quand j’ai commencé et que j’allais dans une boutique en disant que j’étais créatrice de carterie, les gens n’avaient pas l’habitude donc ils étaient vraiment réceptifs. Maintenant, il y a beaucoup plus de petits créateurs, c’est vraiment plus difficile de sortir du lot. Tout est sur le même plan, les créations plus ou moins amateures avec les travaux professionnels.

Cette tendance du “tous artistes” ou “tous créatifs” rend-elle la tâche plus compliquée pour les jeunes professionnels ?
C’est difficile d’aborder ces sujets, j’ai l’impression de passer pour quelqu’un de prétentieux… D’abord, tous ces gens qui créent des choses chez eux en rentrant le soir, en dehors de toute structure professionnelle, n’ont pas les mêmes contraintes que les structures qui ont des charges, des salariés…
Ca fausse la valeur des choses: certains clients vont croire qu’un euro c’est un prix normal pour un faire-part, et que moi je les arnaque en les vendant à trois euros. Comment leur dire que je ne fais pas beaucoup de marge et que, par ailleurs, le faire-part à un euro ne sera peut-être pas de la même qualité ? Je veux surtout dire que les métiers créatifs sont de vrais métiers, qui nécessitent des années d’études, d’apprentissage. Je sais que sans mes cinq ans d’études je ne pourrais pas faire ce que je fais aujourd’hui, pas aussi bien.

Est-ce toujours difficile de faire comprendre aux gens qu’un métier créatif est un “vrai métier” ?
On est tellement passionnés par ce que l’on fait que les gens ne comprennent pas pourquoi on est payés. Par exemple, un banquier aura du mal à me prendre au sérieux si j’arrive avec mes cahiers à fleurs ou mes cartes avec des coeurs. Un jour, pour m’aider, je me suis adressée à la Maison de l’Initiative et de l’Entreprenariat Local et un de leurs conseillers m’a accompagnée à un rendez-vous dans une banque. Il m’a dit: “Parle au banquier avec des choses qu’il comprend, dis lui que tu as 4000 visiteurs par jour sur ton blog ! ” C’est ce que j’ai fait, mais ce banquier ne savait même pas ce que c’était qu’un blog… Le monde des petits créateurs est vraiment un monde à part.

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Revenons justement sur la dimension entrepreneuriale de votre activité. Quel était votre statut au départ ?
J’ai commencé en SARL et je le suis toujours. C’était la meilleure solution pour pouvoir acquérir du matériel, parce que j’avais besoin d’une grosse imprimante chère. Mon beau-père est mon associé à 49%. Il a apporté 49% du capital puis n’est plus intervenu, sauf pour signer l’Assemblée générale une fois par an. Je suis donc une SARL toute seule ! Bien entendu, ça m’a parfois manqué de ne pas pouvoir partager mes doutes au moment de prendre certaines décisions.

Vous avez dû apprendre beaucoup de choses sur la gestion d’une entreprise au fil du temps…
Oui c’était intéressant, je suis contente de l’avoir fait… Récemment, on m’a fait remarquer qu’au-delà d’une entreprise, j’avais surtout créé mon job. J’ai fait ce que je voulais faire, et ça s’est transformé en société.

Avez-vous le sentiment d’avoir fait quelques erreurs au passage ?
La première erreur que j’ai faite c’est de ne pas raisonner en entreprise dès le départ. J’ai fait certaines démarches essentielles quand ma boîte avait plus de dix ans, ce qui a rendu plein de choses impossibles: je n’ai pas bénéficié de certains avantages accordés aux entreprises récentes.

Ensuite, j’ai mis trop longtemps à me rendre compte que pour gagner de l’argent il fallait en avoir, en demander ! J’ai tout géré comme une ménagère, sans emprunter un euro, alors qu’avec un plus gros capital j’aurais pu faire plus de collections… En même temps, je n’aurais peut-être pas fait autant de créa et je me serais vite retrouvée au même point qu’aujourd’hui, avec beaucoup de gestion et d’intendance.

La gestion et la logistique sont-elles devenues de vraies problématiques pour vous ?
Effectivement, je n’avais pas prévu que de lancer mon activité impliquerait aussi de faire des choses que je n’aime pas faire ! Récemment, j’ai eu la sensation que la bête était devenue plus grosse que moi, que je ne faisais plus vraiment de graphisme et qu’à la place je passais mon temps à gérer une entreprise, la production, le stock, le commercial… La créa était devenue mon hobby et je voulais arrêter ça.

Vous avez dû embaucher des salariées pour vous assister dans ces tâches administratives et commerciales. Comment les avez-vous recrutées ?
Je l’ai fait au feeling. J’ai recruté Emilie par l’intermédiaire d’un commentaire sur mon blog. Ses commentaires me faisaient rire, je trouvais qu’elle sortait de l’ordinaire. Aujourd’hui, elle s’occupe de tout ce que je n’aime pas faire, elle aime tout ce que je n’aime pas. Elle gère les commandes des boutiques et des particuliers, les factures, la préparation des envois, les devis…
Dans le même genre, j’avais embauché Sybille suite à un poème qu’elle m’avait envoyé par mail, j’avais trouvé ça génial ! Il y a quelques mois elle a fait le choix de partir, pour se lancer à son compte. Je pense que ça va marcher, je lui souhaite !

Allez-vous embaucher quelqu’un pour la remplacer ?
Je voulais le faire, mais il y a eu du nouveau: j’ai passé un contrat avec l’éditeur Atomic Soda qui va prendre en charge beaucoup de ce travail de gestion et de logistique. Ce sont eux qui éditent aussi Mini Labo, Lalé… Ils vont produire les nouveautés à ma place, investir dans de nouveaux produits… Je suis contente de ce partenariat parce que c’est compliqué de produire seule en grande quantité.

Comment ce partenariat va-t-il s’organiser ?
Moi qui aime bien tout contrôler, j’apprends à déléguer ! Atomic Soda va gérer la distribution, les revendeurs, les calculs de coûts, de rentabilité. Je ferai la créa et je serai payée en royalties. Je vais devoir faire quelques compromis mais heureusement ils sont vraiment respectueux.

Pourquoi ne pas avoir travaillé plus tôt avec un éditeur ?
Quand j’ai commencé, je ne connaissais pas ces réseaux, je ne savais pas qu’on pouvait travailler pour plusieurs éditeurs à la fois… J’apprends vraiment sur le tas.

En dehors de votre marque Fifi Mandirac, est-ce que vous travaillez parfois sur commande ?
Je fais des faire-part sur mesure, ce sont des commandes assez chouettes. J’ai de moins en moins de commandes graphiques, parce que les gens pensent que je ne sais faire que du Fifi Mandirac ! Pourtant j’aime bien, ça me fait une respiration… Ca m’amuse vraiment.

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Vous avez publié un recueil de cartes, avec la maison d’édition Le Temps apprivoisé, est-ce que ce sont eux qui sont venus vous chercher ?
Oui, moi je n’aurais jamais osé ! C’est comme le projet avec les éditions First Le trésor de Bébé… Jamais je n’aurais imaginé que de tels projets intéressent des maisons d’édition. Comme on a un autre projet avec First, je me dis que maintenant que je les connais je pourrais aller les voir si j’ai une idée.

Revenons à des questions plus quotidiennes. Vos journées sont-elles sont très structurées ?
Ce sont mes enfants qui les structurent. Ils permettent à ma journée d’avoir une fin, ce qui n’était pas le cas avant ! Concrètement, les enfants partent à l’école, je prends mon petit déjeuner devant mes mails, je traverse le jardin pour rejoindre mon atelier… Les journées sont à la fois toutes pareilles et toutes différentes, ça dépend des projets en cours.

Parlez-nous de votre atelier…
Une des raisons pour lesquelles on s’est installés ici, c’est que j’aime bien ne pas avoir de trajet, rester dans mon univers, dans mon environnement. Je n’avais pas envie de travailler dans un bureau, mais travailler chez moi devenait aussi difficile, surtout pour recevoir des gens. Quand on est tombés sur cette maison, elle avait l’avantage d’avoir deux lieux séparés par un jardin, me permettant d’être à l’écart tout en gardant la sensation de travailler chez soi. Ça me fait penser à une interview de Nathalie Lété : elle avait un super atelier et se demandait si elle ne travaillait pas seulement pour avoir ce lieu, même s’il était nécessaire à son travail. Ça me convient bien.

Cela signifie-t-il qu’avant d’avoir envie d’un job, vous aviez surtout envie d’organiser votre vie d’une certaine manière ?
Oui, c’est vouloir un mode de vie et construire le métier qui va avec. D’ailleurs, j’aurais aimé qu’on me dise, quand j’étais petite, qu’on pouvait faire un métier qui nous plaise et s’y épanouir autrement que par l’argent. En ce moment je gagne beaucoup moins d’argent qu’avant mais je m’en fiche !

Certains artistes expriment le besoin de sortir de la solitude de leur atelier ou de leur bureau. Est-ce quelque chose que vous ressentez aussi ?
Le blog a servi à ça, à parler à plein de gens. Il y a aussi une communauté qui se crée entre personnes qui font le même genre de jobs, seuls dans leur coin. On se retrouve, on déjeune à dix et on parle de nos métiers. Finalement je rencontre plein de gens différents alors que dans la pub je me sentais toute seule, avec toujours les mêmes personnes à qui je n’avais rien à raconter, à manger de la pizza à 4 heures du matin parce qu’il fallait rendre un projet… C’était pire !

Votre blog semble tenir une place importante dans votre activité. Aimez-vous le tenir à jour ? Le community management ou l’animation de communauté, très à la mode, ça vous parle ?
Je n’ai pas l’esprit marketeuse, donc je n’anime rien du tout, je fonctionne à l’instinct. Je ne me force pas à poster si je n’ai rien à dire et je m’interdis de reposter des choses déjà vues et revues sur tous les blogs. Ça m’arrive de temps en temps, dans ma rubrique “C’est beau” ou “C’est drôle”, mais je poste au maximum mes propres créas, mes photos, mes textes.

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Parlons maintenant de ce qui vous inspire. Qu’est-ce qui vient nourrir votre travail au quotidien ?
Tout, mais je ne regarde surtout pas ce qui se fait en papeterie ! J’adore les magazines de décoration, il y a aussi internet, Pinterest… Côté blogs, je ne garde pas grand chose dans mes favoris, quand j’en trouve un qui me plait je le lis jusqu’au bout et puis je l’oublie. Je n’ai pas envie de m’enfermer dans les mêmes sites tous les jours.

Il y a un côté nostalgique dans certains de vos motifs, un peu rétro… Est-ce que vous aimez les objets anciens, les brocantes ?
Il paraît ! Je ne m’explique pas ce côté rétro, je ne m’en étais pas rendu compte. C’est vrai que pendant longtemps j’ai été brocante à fond. Mais maintenant j’ai envie de mobilier très épuré, moderne… Je revends mes vieilleries pour acheter du design.

Est-ce que vous créez parfois des choses pour vous, qui ne sont pas destinées à être produites ?
Oui ! En général ça termine quand même sur le blog, comme le calendrier de l’avent que j’ai fait pour mes enfants.

Que faites-vous quand vous ne travaillez pas ?
Ça m’arrive rarement ! Je fais du cirque, deux heures par semaine. J’aimerais bien m’occuper plus de la maison, refaire tout le temps la déco… Mais la semaine c’est vraiment le travail et les enfants. Ma plus grande frustration ce sont les voyages, je n’en fais pas assez. Du coup je travaille beaucoup, pour pouvoir avoir de longues vacances et partir.

Vous arrivez donc à prendre des vacances ? C’est récent ?
Oui, c’est assez récent. De toute façon il ne se passe pas grand chose en juillet-août, la boutique en ligne tourne au ralenti, personne ne lit les blogs, les boutiques ne commandent pas… Autant partir ! Je prends un mois et demi l’été, en décalé avec Emilie pour que l’atelier ne reste pas fermé trop longtemps.

Pour finir, est-ce qu’il y a quelque chose que vous savez aujourd’hui et que vous auriez aimé savoir quand vous étiez plus jeune ?
Quand j’étais petite, j’aurais bien aimé qu’on me dise que ça pouvait être sympa d’être adulte. Je crois que j’avais peur de grandir, c’était flou. J’avais peur que tout le côté amusant disparaisse. Si on m’avait dit que je pourrais continuer à faire des choses qui me plaisent plus tard, ça m’aurait rassurée !

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Pour découvrir tout l’univers de Fifi Mandirac, c’est par ici :
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Photos: © Rodolphe Bricard –  Les Journaliers – 2014
Les images présentes sur ce site ne sont pas libres de droit. Prière de ne pas les utiliser sans autorisation. 

 

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